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GALERIE Tristan de Quelen
Caïus Gracchus cité par le Sénat partant pour Rome
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Ecole française vers 1840 
Huile sur panneau
 
41 x 32 cm
 
 
 
 
 
En 121 après JC, « les sénateurs votèrent un sénatus-consulte qui prescrivait au consul Opimius de sauver l’État par tous les moyens possibles et de renverser les tyrans. Ce magistrat ordonna aussitôt aux sénateurs de prendre les armes et fit avertir chacun des chevaliers d’amener, au point du jour, deux esclaves armés. Fulvius fit, de son côté, ses préparatifs et rassembla une masse d’opposants. Quant à Caius, en revenant du Forum, il s’arrêta devant la statue de son père, et, après avoir jeté sur elle un long regard, sans rien dire, il se mit à pleurer et à soupirer ; puis il s’en alla. Cette attitude inspira de la pitié pour lui à beaucoup de ceux qui en furent témoins ; et, se reprochant d’avoir abandonné et trahi ce grand homme, ils l’escortèrent et veillèrent toute la nuit aux portes de sa maison". Puis Caius Gracchus est convoqué par le sénat. « Caius ne consentit pas à s’armer ; il s’avançait, comme pour ses tournées habituelles au Forum, en toge, n’ayant qu’un petit poignard à la ceinture. Comme il sortait de chez lui, sa femme [Licinia] tomba à ses genoux devant la porte ; et, mettant un bras autour de lui, tandis qu’elle tenait de l’autre leur petit enfant, elle lui dit : « Tu ne me quittes pas, Caius, pour monter à la tribune, comme autrefois, en tribun et en législateur, ni pour affronter une grande guerre à l’issue de laquelle tu me laisserais du moins, s’il t’arrivait un des accidents communs à l’humanité, un deuil honorable. Non ! tu vas t’exposer toi-même aux coups des assassins de Tibérius ; et tu as eu la générosité de te désarmer, pour souffrir plutôt que pour agir. Tu te perdras sans aucun avantage pour l’État. » (…) « Quant à Caius, personne ne le vit combattre. Affligé de ce qui se passait, il se retira dans le temple de Diane ; et là, comme il voulait se tuer, il en fut empêché par ses amis les plus fidèles, Pomponius et Licinnius, qui, se trouvant là, lui prirent son poignard et le déterminèrent à s’enfuir encore. »(Plutarque, Vie parallèles).
Puis Caïus Gracchus fut poursuivi et tué.
 
En 1840, le sujet du Prix de Rome était « Caïus Gracchus, cité devant le sénat, partant pour Rome »
Notre tableau semble dater cette époque et le sujet pourrait bien être celui-ci, avec l'épouse Caïus Gracchus qui pleure de le voir partir sachant ce qui l'attend, un jeune homme qui l'emmene en le prenant par la main (qui pourrait être un envoyé d' Opimius) et le personnage principal couronnée de laurier avec une toge blanche du sénateur et entouré de sa maisonnnée pourrait etre le tribun Caïus Gracchus. Les marches , le feu et la sculpture à gauche indiquent peut-être de temple de Diane où Caïus Gracchus s'était rEtiré selon Plutarque.
Le panneau provient du célèbre marchand parisien de panneaux Tachet (actif entre 1829 et 1861 rue Saint-Honoré) qui a fourni notamment Eugène Delacroix. Il pourrait s'agir d'une étude par un des participants au prix de Rome de 1840 (peut-être Jules Richomme par rapprochement notamment avec une esquisse de « La Mort de Corésus » datée de 1840 et conservée aujourd'hui à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts)

Prix : 1.500 euros

Diane
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Raphaël COLLIN
Paris, 1850 – Brionne, 1916
 
Huile sur panneau de bois
32 x 24 cm
Signé en bas à gauche « Raphaël Collin»
 
Elève de William Bouguereau et d'Alexandre Cabanel, ami de Jules Bastien-Lepage, Raphaël Collin est connu comme un « peintre de nus » et peintre de la femme, et comme peintre de compositions décoratives (le plafond pour le petit foyer du théâtre de l'Odéon, un plafond en rotonde pour l'Opéra-Comique à Paris...).
Il expose à partir de 1873 au Salon de Paris et son art fut très apprécié au Japon.
Notre tableau est sans doute un étude en lien plus ou moins direct avec une décoration.
 
 
VENDU
 
Duguesclin prêtant serment
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Henri-Frédéric SCHOPIN
Lubeck, 1804 – Montigny-sur-Loing (Seine-et-Marne), 1881
 
Huile sur toile
50 cm x 80 cm
 

 

 
Ce tableau fait partie d’un cycle de trois oeuvres illustrant la vie du chevalier Du Guesclin réalisées par le peintre d’histoire Henri-Frédéric Schopin : La Naissance de Du Guesclin, Du Guesclin prêtant serment et les Derniers instants de Du Guesclin. Les trois tableaux figuraient à la vente après décès de l’artiste en 1881 et le dernier des trois fût exposé à Paris au Salon des Beaux-Arts en 1872.
 
Duguesclin prête ici serment et est « mis en possession en sa charge de connestable par la tradition d’une espée nue que le roy Charle-Cinq lui donna de sa main, le 20 octobre 1370, en présence du grand conseil » (Archives du Royaume).
Héros de l’armée de France pendant la guerre de Cent Ans, Bertrand du Guesclin (1320-1380) a guerroyé pour Jeanne de Penthièvre et Charles V avec succès et a notamment chassé les Anglais hors de France (de Normandie, Guyenne, Saintonge et Poitou). Du Guesclin est une figure récurrente de l’art troubadour et romantique. Il a été représenté notamment par Pierre Révoil (Le tournoi, 1812), Joseph-Nicolas Robert-Fleury (Hommage rendu à Du Guesclin, 1832) et Théodore Caruelle d’Aligny (La mort de Du Guesclin, 1838). 
Né en Allemagne, le peintre Schopin étudia dans l’atelier du Baron Gros et obtint le Premier Prix de Rome en 1831, avant d’exposer régulièrement au Salon à Paris entre 1835 et 1879, principalement des peintures d’histoire inspirées de l’Histoire de France et de la Bible.
Les œuvres de Schopin sont conservées dans de nombreux musées, à Paris au Petit Palais, à Versailles, Autun, Valenciennes, Angers, Douai, Metz, Toulouse et Dijon, ainsi qu’à la Wallace Collection de Londres.
 
VENDU
Jésus chez Marthe et Marie
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Henri DANGER
Paris, 1857 – 1940
 
Huile sur toile
41,5 cm x 33,5 cm 
 
Signé et daté en bas à gauche : Henri Danger / 1881
Inscription : A l’ami Roulleau
 
    

 

 

En 1881, Henri-Camille Danger obtient le second Prix de Rome (La colère d’Achille) tout comme son ami Jules Roulleau (à qui est dédicacé notre tableau) l’avait remporté un an plus tôt dans la catégorie sculpture. Elève de Jean-Léon Gérôme, Danger obtiendra le Prix de Rome en 1887 (La mort de Démosthène).

Danger est connu pour ses grandes compositions académiques qualifiées par certains de "pompier" à cause d’un certain maniérisme (le musée d'Orsay a fait l'acquisition en 2014 du tableau Fléau !). Ses sujets sont souvent tirés de la mythologie gréco-romaine. Il a également réalisé des grandes décorations (pour l'Hôtel de ville de Paris en 1893 par exemple) et des petits sujets observés à la campagne. 
 
On connait de lui peu de tableaux religieux mais trois tout de même sont tirés de la vie de Jésus : La Transgression du commandement (Exposition universelle de 1900), Mon royaume n’est pas de ce monde (Salon de 1905) et notre tableau (Jésus chez Marthe et Marie), vraisemblablement une esquisse et datée de 1881.
 
En 1881, Danger est encore jeune, il a vingt-quatre ans, il n’exposera au salon qu’à partir de 1886. Il étudie encore auprès de Gérôme et ce sont les qualités d'un de ses meilleurs et plus fidèles élèves que l'on reconnait d'abord dans notre tableau : grand fini, perfection du dessin, noblesse et originalité de la composition.
 
Danger affectionnera dans ses compositions un sens du grandiloquent, de l’emphase voir de la démesure qui est caractéristique d'un certain art académique français à la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Et déjà en 1881, le sujet choisi ici est original et emphatique : Jésus déclare à Marthe à propos de Marie qui écoute le Seigneur au lieu de s’affairer « Une seule [chose] est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée » (Saint Luc 10 : 38-41). Goût du mystique, sens du grandiloquent et emphase du discours sont déjà là présents dans notre tableau. 
 
Des oeuvres d’Henri Danger sont aujourd’hui conservées aux musées de Digne, Soissons, Nantes et à Paris au musée du Petit Palais et à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts.
 
VENDU
 
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