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GALERIE
TRISTAN DE QUELEN
Le sacrifice aux dieux
Vign_P1090400
Camille BELLANGER
Paris, 1853 - 1923
 
Huile sur toile
40,5 x 33 cm
 
Inscription au dos : Camille Bellanger / Le Sacrifice aux dieux / n21 
  

 

 

Peintre académique, élève de Alexandre Cabanel et William Bouguereau, Camille Bellanger expose régulièrement au Salon à partir de 1860. En 1879 il présente pour le Prix de Rome une Mort de Démosthène qui ressemble à notre tableau dans le sujet, la composition, le format et le style. Notre esquisse a fait d'ailleurs partie d'une série d'esquisse passée en vente chez Sotheby's en 2008 (Scène de la guerre de Troie/Sacrifice aux dieux/La mort d'Abel/La mort de Démosthène). La marque du marchand de toile nous indique que la toile date entre 1877 et 1900.
 
Prix : 1.200 euros
Duguesclin prêtant serment
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Henri-Frédéric SCHOPIN
Lubeck, 1804 – Montigny-sur-Loing (Seine-et-Marne), 1881
 
Huile sur toile
50 cm x 80 cm
 

 

Ce tableau fait partie d’un cycle de trois oeuvres illustrant la vie du chevalier Du Guesclin réalisées par le peintre d’histoire Henri-Frédéric Schopin : La Naissance de Du Guesclin, Du Guesclin prêtant serment et les Derniers instants de Du Guesclin. Les trois tableaux figuraient à la vente après décès de l’artiste en 1881 et le dernier des trois fût exposé à Paris au Salon des Beaux-Arts en 1872.
 
Duguesclin prête ici serment et est « mis en possession en sa charge de connestable par la tradition d’une espée nue que le roy Charle-Cinq lui donna de sa main, le 20 octobre 1370, en présence du grand conseil » (Archives du Royaume).
Héros de l’armée de France pendant la guerre de Cent Ans, Bertrand du Guesclin (1320-1380) a guerroyé pour Jeanne de Penthièvre et Charles V avec succès et a notamment chassé les Anglais hors de France (de Normandie, Guyenne, Saintonge et Poitou). Du Guesclin est une figure récurrente de l’art troubadour et romantique. Il a été représenté notamment par Pierre Révoil (Le tournoi, 1812), Joseph-Nicolas Robert-Fleury (Hommage rendu à Du Guesclin, 1832) et Théodore Caruelle d’Aligny (La mort de Du Guesclin, 1838). 
Né en Allemagne, le peintre Schopin étudia dans l’atelier du Baron Gros et obtint le Premier Prix de Rome en 1831, avant d’exposer régulièrement au Salon à Paris entre 1835 et 1879, principalement des peintures d’histoire inspirées de l’Histoire de France et de la Bible.
Les œuvres de Schopin sont conservées dans de nombreux musées, à Paris au Petit Palais, à Versailles, Autun, Valenciennes, Angers, Douai, Metz, Toulouse et Dijon, ainsi qu’à la Wallace Collection de Londres.
 
VENDU
Jésus chez Marthe et Marie
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Henri DANGER
Paris, 1857 – 1940
 
Huile sur toile
41,5 cm x 33,5 cm 
 
Signé et daté en bas à gauche : Henri Danger / 1881
Inscription : A l’ami Roulleau
 
    

 

En 1881, Henri-Camille Danger obtient le second Prix de Rome (La colère d’Achille) tout comme son ami Jules Roulleau (à qui est dédicacé notre tableau) l’avait remporté un an plus tôt dans la catégorie sculpture. Elève de Jean-Léon Gérôme, Danger obtiendra le Prix de Rome en 1887 (La mort de Démosthène).

Danger est connu pour ses grandes compositions académiques qualifiées par certains de "pompier" à cause d’un certain maniérisme (le musée d'Orsay a fait l'acquisition en 2014 du tableau Fléau !). Ses sujets sont souvent tirés de la mythologie gréco-romaine. Il a également réalisé des grandes décorations (pour l'Hôtel de ville de Paris en 1893 par exemple) et des petits sujets observés à la campagne. 
 
On connait de lui peu de tableaux religieux mais trois tout de même sont tirés de la vie de Jésus : La Transgression du commandement (Exposition universelle de 1900), Mon royaume n’est pas de ce monde (Salon de 1905) et notre tableau (Jésus chez Marthe et Marie), vraisemblablement une esquisse et datée de 1881.
 
En 1881, Danger est encore jeune, il a vingt-quatre ans, il n’exposera au salon qu’à partir de 1886. Il étudie encore auprès de Gérôme et ce sont les qualités d'un de ses meilleurs et plus fidèles élèves que l'on reconnait d'abord dans notre tableau : grand fini, perfection du dessin, noblesse et originalité de la composition.
 
Danger affectionnera dans ses compositions un sens du grandiloquent, de l’emphase voir de la démesure qui est caractéristique d'un certain art académique français à la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Et déjà en 1881, le sujet choisi ici est original et emphatique : Jésus déclare à Marthe à propos de Marie qui écoute le Seigneur au lieu de s’affairer « Une seule [chose] est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée » (Saint Luc 10 : 38-41). Goût du mystique, sens du grandiloquent et emphase du discours sont déjà là présents dans notre tableau. 
 
Des oeuvres d’Henri Danger sont aujourd’hui conservées aux musées de Digne, Soissons, Nantes et à Paris au musée du Petit Palais et à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts.
 
VENDU
 
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