GALERIE Tristan de Quelen
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La Comédie
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Victor LHOMME
Lille, 1870 - 1957
 
Huile sur panneau
35,5 cm de diamètre (hors cadre)
 
Signée et datée en bas à droite « Victor Lhomme / 1922 »
Dédicacée "A Jean Pragneaux amical souvenir"
 
 
 
 
 
Notre tableau est en lien avec la décoration du théâtre de Denain, près de Valenciennes. D’une capacité de 540 places ce théâtre est l'un des plus beaux de France. L’édifice est sur deux étages avec un fumoir au premier pour les réceptions et un large hall d’entrée. D'inspiration néo-classique, ce théâtre à l'italienne avec un parterre incliné et deux balcons correspond aux goûts architecturaux en vogue après 1900. Son style néo-Louis XVI très orné est inspiré de l’opéra Garnier à Paris, plus ancien. C'est l’architecte Louis Six qui mène à bien ce projet de théâtre soutenu par le maire de l'époque Auguste Selle. Le théâtre est inauguré le 10 juillet 1912.
 
La décoration intérieure est l'oeuvre du peintre Victor Lhomme et de Pierre Turpin, pour les verrières qui éclairent les deux escaliers intérieurs ainsi que les travaux de décoration et de dorure à l’or fin de la salle et du fumoir, et les papiers peints de la salle. Et Edgar Henri Boutry, prix de Rome en 1887, est le sculpteur de l’allégorie du théâtre placée au centre de l’attique et la Tragédie et la Comédie qui encadrent le blason de la ville de Denain.
 
Victor Lhomme est un peintre décorateur d'origine lilloise. Il réalisa notamment pour la coupole de l'opéra de Lille huit médaillons et le plafond du théâtre de Denain. Cette décoration représente les trois arts lyriques et leur muse. Lhomme avait créé également trois panneaux à l’huile sur toile marouflée pour les murs et le plafond du fumoir. Ces trois tableaux ont disparu. En 1924 les toiles marouflées de Victor Lhomme (les deux tableaux muraux et le plafond) sont remplacées par des peintures de Meurisse, décorateur de Valenciennes.
 
Notre tableau qui est date de 1922 est peut-être un « riccordo » (tableau en petit pour se rappeler d'une composition) pour la Comédie (« Thalie »). Elle est dédicacée à « Jean Pragneaux ». 
 
Prix : 2.500 euros
 
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Ecole française de la seconde moitié du XIXe siècle
 
Huile sur papier marouflée sur toile
49 x 32,5 cm
 
Notre tableau illustre précisément le chapitre V du livre de Daniel de l'Ancien Testament :
 
 
« Le roi Balthazar donna un somptueux festin pour les grands du royaume au nombre de mille, et il se mit à boire du vin en leur présence. Excité par le vin, il fit apporter les vases d’or et d’argent que son père Nabucodonosor avait enlevés au temple de Jérusalem ; il voulait y boire, avec ses grands, ses épouses et ses concubines. On apporta donc les vases d’or enlevés du temple, de la Maison de Dieu à Jérusalem, et le roi, ses grands, ses épouses et ses concubines s’en servirent pour boire. Après avoir bu, ils entonnèrent la louange de leurs dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre.
Soudain on vit apparaître, en face du candélabre, les doigts d’une main d’homme qui se mirent à écrire sur la paroi de la salle du banquet royal. Lorsque le roi vit cette main qui écrivait, il changea de couleur, son esprit se troubla, il fut pris de tremblement, et ses genoux s’entrechoquèrent. Le roi cria de faire entrer les mages, les devins et les astrologues. Il prit la parole et dit aux sages de Babylone : « L’homme qui lira cette inscription et me l’interprétera, on le revêtira de pourpre, on lui mettra un collier d’or, et il sera le troisième personnage du royaume. » Tous les sages du roi entrèrent donc, mais ils ne purent lire l’inscription ni en donner au roi l’interprétation. Le roi Balthazar en était épouvanté : son visage changea de couleur, et les grands du royaume furent atterrés. »
(…) Alors on fit venir le prophète Daniel et il déclara :
« Tu t’es élevé contre le Seigneur du ciel ; tu t’es fait apporter les vases de sa Maison, et vous y avez bu du vin, toi, les grands de ton royaume, tes épouses et tes concubines ; vous avez entonné la louange de vos dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre, ces dieux qui ne voient pas, qui n’entendent pas, qui ne savent rien. Mais tu n’as pas rendu gloire au Dieu qui tient dans sa main ton souffle et tous tes chemins. C’est pourquoi il a envoyé cette main et fait tracer cette inscription. En voici le texte : Mené, Mené, Teqèl, Ou-Pharsine. Et voici l’interprétation de ces mots : Mené (c’est-à-dire “compté”) : Dieu a compté les jours de ton règne et y a mis fin ; Teqèl (c’est-à-dire “pesé”) : tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé trop léger ; Ou-Pharsine (c’est-à-dire “partagé”) : ton royaume a été partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. » (Daniel, chapitre 5)
 
C'est un sujet qui a été traité plusieurs fois par des grands maîtres flamands au XVIIe siècle, par exemple par Frans Francken le Jeune, Frédérick Van Valckenbroch et Louis de Caullery, ainsi que par le peintre hollandais Rembrandt lui-même (National Gallery de Londres)
 
Le style, la précision du dessin de notre composition, le caractère très descriptif et minutieux (dans les costumes, les ustensiles, les éléments décoration qui font preuve d'un effort de recherche historique) et la figure les bras levés du prophète Daniel sont autant d'éléments qui rappellent l'art des illustrateurs de la seconde moitié du XIXe siècle, de Gustave Doré notamment.

Prix : 2.500 euros

L'Adoration des bergers
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Ecole française du début du XVIIie siècle
Huile sur toile 
33 x 51 cm
Inscription au dos (illisible)
 
Ce beau tableau est sans doute de la main d'une peintre français d'influence nordique de la fin du XVIIe siècle ou du tout début du XVIIIe siècle.
On a pensé à un artiste lillois Arnould de Vuez originaire de Saint-Omer et dont les compositions allient une expressivité , une gamme de couleurs et une harmonie dans la composition bien françaises avec des types sévères et une rudesse dans les gestes des personnages secondaires plutôt nordiques. Les tableaux de chevalet d'Arnould de Vuez sont rares. Il est surtout connnu pour ses tableaux d'autel à Lille et sa région. 
Il y a deux tableaux dans l'église Saint Pierre de Douai (une Adoration des bergers et une Présentation au temple) où l'on retrouve dans le premier le type et les visages des personnages centraux de notre composition, et dans le second la tête et les mains de la Vierge les mains jointes en adoration devant son fils.
 
Le côté plus compact et moins suave d'ordinaire chez Arnould de Vuez pourrait venir du fait qu'il s'agit ici d'un tableau de petites dimensions (ce qui est rare chez ce peintre), voir d'une esquisse aboutie plutôt qu'un tableau complément achevé. Il y a en effet une grande richesse dans la composition malgré la petite taille de notre tableau, avec notamment l'agneau couché , les colombes dans la cage, la lanterne et le jeu de lumière, le nombre de personnages spectateurs autour, avec une grande variété d'expressions (de la stupeur à l'admiration).

Prix : 3.500 euros

Scène allégorique (esquisse)
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Edouard VIMONT (attribué à)
Paris, 1846 – Paris, 1930
 
Huile sur toile
32,5 x 40 cm
 
Inscription au dos « 1 second Gd prix / 1869 »
 
 
 
Notre tableau est attribué à Edouard Vimont, second Grand Prix de Rome en 1869 (sur le sujet du « soldat de Marathon »). Il fut élève d'Alexandre Cabanel et exposa au Salon des peintures d'histoire dans les années 1870 et 1880 et  réalisa des projets de décorations pour des établissements publics comme la mairie d'Arceuil (sur le thème de la Famille, de la Patrie et des travaux d'Arcueil) et la mairie des Lilas (sur le thème de la Jeunesse et de la Famille) à la fin des années 1880.
Notre tableau est peut-être une esquisse en rapport avec un décor peint. On peut le rapprocher des esquisses peintes pour le projet de la décorations de la mairie d'Arceuil et de la mairie des Lilas conservées au Petit Palais.

Prix : 850 euros

Le denier de César
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Thomas WILLEBOIRTS BOSSCHAERT (Attribué à)
Berg-op-Zoom, 1613 - Anvers, 1654
 
Huile sur toile 
72 x 59 cm
  

 

 

 
Elève dans l'atelier de Gerard Seghers à Anvers entre l'âge de quinze et vingt-trois ans, Thomas Willeboirts Bosschaert est également proche d'Anton van Dyck dont il a peut-être fréquenté l'atelier. Un tableau de Van Dyck, de composition très proche est passé à la vente chez Sothebys en 2016.
La composition de notre tableau est très proche du tableau du Titien qui a illustré cet épisode du denier de César, et Van Dyck en a fait une version également proche dans la composition et illustrant également ce moment précis où on montre à Jésus une pièce de monnaie : " Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d'argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? — De l'empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Matthieu, 22, 18-21).

Prix : 4.000 euros

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