GALERIE Tristan de Quelen
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Portrait de femme au bonnet et à la fourrure
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Ecole des pays de l'Est de la fin du XIXe siècle
 
Huile sur toile
45,5 x 38 cm (55,5 x 47 cm avec le cadre)
 
Non signée
 
Beau cadre en bois et stuc doré du XIXe

 

Prix : 1.500 euros

Portrait de Miss B...
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Marie ABEIDA
(Active vers 1888)
 
Huile sur toile
61 cm x 50 cm (71 x 60 cm avec le cadre)
 
Signée et datée au centre à droite "Abeïda / 1888"
Titré en haut à droite « BABET »
 
 
Mademoiselle Marie Abeïda a étudié la peinture à Paris auprès de Gustave Boulanger (1824-1888) avant 1888, puis auprès de Jules Lefebvre (1834-1912), peintre notamment connu comme portraitiste de femmes.
Elève visiblement douée, Marie Abeïda n'a pourtant exposé au Salon des Artistes Français que deux fois, en 1888 un « Portrait de Miss B... » (numéro 2) et en 1889 une « Une Mousmé » (numéro 3). Elle est peut-être partie vivre ensuite en Afrique du Nord. On connait un Sidi Mohammed Ould M'hammed Ould' Ahmed Ould  Abeïda né vers 1848 qui fut le chef de la branche aînée de la tente émirale des Berabich au sud de l'Algérie, et qui a succédé à son père, à la tête de la tribu, vers 1880. Peu après l'occupation de Tombouctou, il entre en relation avec bienveillance avec les Français vers 1894. Mais l'attitude d'Ould M'hammed, comme on l'appelle ordinairement, « le roi de l'Azaouad » comme il s'intitulait lui-même dans ses lettres, d'abord correcte, ne tarda pas à se modifier et en particulier après la malheureuse affaire du Séréré (juin 1897), où le détachement de spahis Chevigné et Latour fut décimé. Peut-être Marie Abeïda est-elle une de ses filles partie à cette époque vivre et étudier à Paris.
Notre tableau étant daté de 1888 et titré en haut à droite « BABET », nous pensons qu'il s'agit de son tableau de Salon exposé en 1888 sous le titre « Portrait de Miss B... ». Il est possible que ce tableau ait été exposé une seconde fois au salon de 1889 sous le nouveau titre de « Mousmé ». « Mousmé » est un terme mis à la mode en 1887 suite à son apparition dans le roman de Pierre Loti Madame Chysanthème paru cette année-là. Dans la bouche de Pierre Loti, ce mot d'origine japonaise désigne une « jeune fille ou très jeune femme. C’est un des plus jolis mots de la langue nippone ; il semble qu’il y ait, dans ce mot, de la moue (de la petite moue gentille et drôle comme elles en font) et surtout de la frimousse (de la frimousse chiffonnée comme est la leur). Je l’emploierai souvent, n’en connaissant aucun en français qui le vaille.” (Madame Chrysanthème, 1887, chap. XI).
Vincent Van Gogh a peint également en 1888 un tableau intitulé par lui « La Mousmé dans le fauteuil » qui ressemble à notre tableau dans l'esprit, la composition et le personnage.

Prix : 3.500 euros

Portrait d'un colonial français à Aïn-el-Arba en 1895
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Tancrède BASTET
Domène (Isère), 1858 – Grenoble, 1942
 
Huile sur toile
Signée, située et datée « Aïn-el-Arba / 1895 / Tancrède Bastet »
40 x 32,5 cm (45 x 36 cm avec le cadre)
 
Cadre XIXème en bois sculpté à décor de fleurs
 
Tancrède Bastet étudie à l'école des beaux-arts de Grenoble avec Aimé Charles Irvoy avant de partir à Paris où il devient l'élève d'Alexandre Cabanel. Connu comme portraitiste dans le style académique, il voyagea à l'étranger, notamment en Afrique du Nord et en rapportant des portraits ainsi que des scènes de genre et des paysages.
Notre portrait est situé à Aïn-el-Arba en Algérie et il est daté de 1895. A l'époque , Aïn-el-Arba est une petite ville au sud d'Oran qui est dirigée par les colons français. Le futur président de la République française Gaston Doumergue y est nommé juge de paix en 1893. En 1895 Tancrède Bastet est de passage en Algérie à Aïn-el-Arba. On connaît de lui une peinture représentant une fête dans cette ville et datée de 1895 également.
Il s'agit ici du portrait d'un colonial français, peut-être le maire de la ville.

VENDU

Portrait de femme (1895)
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Denis ETCHEVERRY
Bayonne, 1867 – Bayonne, 1952
 
Huile sur toile
46 x 38,5 cm  
 
Inscription au dos « Denis Etcheverry / 1895 »
Marque du marchand de toile au dos « De Rivière / 4, rue des Beaux-Arts » actif à Paris entre 1888 et 1905 
 
 
Peintre d'histoire et de scènes élégantes, Denis Etcheverry fut aussi un grand portraitiste notamment des célébrités de Bayonne. Après avoir été élève d'Achille Zo, il rentre dans l'atelier de Léon Bonnat et expose son premier portrait en 1902. 
Notre tableau daté de 1895 montre le talent précoce d'Etcheverry pour le portrait. 
Portrait mystérieux de cette belle femme portant un seul gant blanc à la main droite. Un code et une invitation à la séduction ? Ou au contraire un gant pour cacher une infirmité ? 

Prix : 1.200 euros

Portrait d'homme (1842)
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Auguste COUDER
Londres, 1789 - Paris, 1873
 
Huile sur toile
Signé et datée en bas à gauche « Augte Couder / 1842 »
82 x 64 cm
 
Inscription au dos de la toile : « Brevet d’invention / Toile anhygrométrique (sans l’encollage) de Vallé / Rue de l’Arbre Sec n° 3 Paris »
 
Beau cadre XIXe en bois et stuc doré
 
Collection particulière
 
Exposition : 2009 (16 mai - 25 octobre), Musée de Pontarlier : Portraits du XIXe siècle dans les musées comtois et les collections privées, n° 12 (Catalogue d'exposition p.48-51)
 
Numéro 113 des peintures du Catalogue raisonné Auguste Couder, peintre d'histoire de Joanna Walkowska (Thèse soutenue à Paris IV en 2010)
 
 
Auguste Couder fut l'élève à Paris de Jean-Baptiste Regnault mais surtout de Jacques-Louis David dans l'atelier duquel il resta quatre ans jusqu'en 1814. Il connaît un premier grand succès avec « Le lévite d'Ephraïm » qui est salué par la critique au Salon de 1817 (prix spécial du Jury) mais le peintre tombe en défaveur ensuite. Il séjourne à Munich entre 1828 et 1830 où il peint à fresque pour les églises de la capitale de la Bavière. Il revient en France en 1830 et commence pour lui une belle carrière de peintre religieux et de salon. Il sera élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1839 et promu officier de la Légion d'honneur en 1841.
Auguste Couder a d'abord peint des sujets religieux (à Notre-Dame-de-Lorette, à la Madeleine, à Saint-Germain-l'Auxerrois), mais aussi peint des scènes de genre d'inspiration romantique (Scènes d'Ossian , de Notre-Dame de Paris) et des portraits, surtout à partir des années 1840. 
Notre tableau est un beau portrait d'homme qui rappelle l'art de David dans la technique pour le rendu de la carnation (visage et main) et les belles couleurs et les détails très réalistes qui agrémentent ce portrait (pommeau de canne, gants, chemise et nœud papillon, et dossier et bras du fauteuil). 
« L’identité de l’homme n’est malheureusement pas connue. Sa tenue vestimentaire et les accessoires (canne et gants), le fauteuil recouvert de velours et décoré de motifs capitonnés témoignent de son appartenance à la classe aisée sous la Monarchie de Juillet. Son aspect austère, son expression grave et sérieuse laisse imaginer qu’il s’agit d’un personnage occupant une place importante dans la société du XIX° siècle. 
Ce n’est qu’à partir de 1838 que ce type de fauteuil commença à être fabriqué. L’idée de le faire paraître dans ce tableau témoigne de l’aisance matérielle du modèle qui peut investir dans le mobilier le plus récent. Ce fauteuil montre aussi un souci de modernité, de suivre les tendances de la mode de l’époque.
 
Une inscription au dos du tableau indique que le peintre a utilisé une toile dite « anhygrométrique », inventée par Pierre Vallé, marchand de couleurs fines et de toiles, demeurant à Paris, rue de l’Arbres Sec.
Couder a d’ailleurs rendu compte à l’Académie des beaux-arts des avantages de ce nouveau procédé, en particulier la résistance à l’humidité et la meilleure accroche des enduits.
Ce nouveau procédé valu à Vallé une médaille d’argent décernée en 1842 par la Société d’encouragement pour l’industrie nationale.
On peut se demander si ‘emploi d’une toile récemment inventée n’était pas perçu par le modèle lui-même comme une preuve supplémentaire de sa modernité et de son ouverture aux nouvelles découvertes de la période. » (Joanna Walkoswka)
 
Prix : 3.200 euros
Portrait d'un jeune garçon
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Alfred PLAUZEAU
Avanton-Paché (Vienne), 1875 – Hendaye, 1918
 
Huile sur huile
61 x 38 cm (75,5 x 52,5 cm avec le cadre)
Signée en bas à droite « A. Plauzeau »
 
Artiste originaire du Poitou, Plauzeau étudie à l’Ecole Des Beaux-Arts avec Jean-Léon Gérôme à partir de 1897 et il expose au Salon des Artistes Français à Paris dès 1900.
ll adoptera deux styles, un académique, fidèle à son maître Gerôme sur des sujets historiques et allégoriques et des portraits, et un style impressionniste pour des sujets locaux sur la vie des gens du Poitou. Il eu du succès dans les deux genres, obtint des prix et des médailles mais sa carrière sera courte car il meurt dès 1917.
Notre tableau est un très beau portrait dans un style encore très proche de Gérôme avec une grande précision du dessin, un rendu remarquable des modelés et des couleurs vives et gaies.
Le musée Sainte-Croix de Poitiers a consacré en 1985 une importante rétrospective à ce peintre injustement méconnu.

Prix : 6.500 euros

Portrait d'une jeune arabe
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Gustave GUILLAUMET
Puteaux, 1840 - Paris, 1887
 
24 x 17 cm
Huile sur toile
 
Au dos : croquis pour le tableau Le caïd au lièvre (Musée du quai Branly).
 
Provenance : Vente après décès du peintre Charles Guillaume Brun en 1908 ; collection privée de René de Menthon* en 1931; vente non cataloguée à Drouot en 2019.
 
* René de Menton né en 1880 et mort en 1950 est le fils de René de Menthon et Geneviève des Acres de l'Aigle.

Prix : 2.500 euros

Jeune Espagnole à la fenêtre
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Lorenzo CASANOVA RUIZ
Alcoy, 1845 – Alicante, 1900
 
Huile sur panneau
27 x 18 cm
Signé en bas à droite des initailes « L.C . »
 
 
 
 
 
 
 
Eleve de Rosales et Fortuny , Casanova est un des peintres importants du XIXe siècle de la région de Valence en Espagne. Il étudie aux beaux arts de Valence avant de partir à Madrid. En 1873, il s'installe à Rome et fréquente l'Académie Chigi avec Fortuny et Joaquín Agrasot avec qui il vit.
Il retourne à Alcoy en 1879 et ouvre une académie d'art à Alicante en 1885. Il est considéré comme le créateur de l'école moderne d'Alicante.
Grand dessinateur, Casanova a été à la fois portraitiste, peintre de genre et peintre de sujets religieux. Il est connu comme peintre du mouvement Costumbrismo qui s'inspire du folklore et des coutumes locales.
Il a reçu l'Ordre d'Isabel la Catholique et est entré à l'Académie Royale des Beaux-Arts de San Fernando.
 
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