Marie ABEIDA
(Active vers 1888)

Huile sur toile

61 cm x 50 cm (71 x 60 cm avec le cadre)
Signée et datée au centre à droite “Abeïda / 1888”
Titré en haut à droite « BABET »
Mademoiselle Marie Abeïda a étudié la peinture à Paris auprès de Gustave Boulanger puis auprès de Jules Lefebvre, peintre notamment connu comme portraitiste de femmes.
Elève visiblement douée, Marie Abeïda a exposé au Salon des Artistes Français en 1888 un « Portrait de Miss B… » et en 1889 une « Une Mousmé ».
On connait un Sidi Mohammed Ould M’hammed Ould’ Ahmed Ould Abeïda né vers 1848 qui fut le chef de la branche aînée de la tente émirale des Berabich au sud de l’Algérie. Et il a succédé à son père à la tête de la tribu vers 1880. Et vers 1894, peu après l’occupation de Tombouctou, il entre en relation avec bienveillance avec les Français. Mais l’attitude d’Ould M’hammed comme on l’appelle ordinairement (ou « le roi de l’Azaouad » comme il s’intitulait lui-même dans ses lettres), d’abord correcte, ne tarda pas à se modifier en particulier après la malheureuse affaire du Séréré en juin 1897. Le détachement de spahis Chevigné et Latour fut alors décimé.
Marie Abeïda est-elle une de ses filles partie à cette époque vivre et étudier à Paris ?
Notre tableau est daté de 1888 et titré en haut à droite « BABET ». Nous pensons qu’il s’agit de son tableau de Salon exposé en 1888 sous le titre « Portrait de Miss B… ».
Et il est possible que ce tableau ait été exposé une seconde fois au salon de 1889 sous le nouveau titre de « Mousmé ». « Mousmé » est un terme mis à la mode en 1887 suite à son apparition dans le roman de Pierre Loti Madame Chysanthème.
Et dans la bouche de Pierre Loti, ce mot d’origine japonaise désigne une « jeune fille ou très jeune femme. C’est un des plus jolis mots de la langue nippone ; il semble qu’il y ait, dans ce mot, de la moue (de la petite moue gentille et drôle comme elles en font) et surtout de la frimousse (de la frimousse chiffonnée comme est la leur). Je l’emploierai souvent, n’en connaissant aucun en français qui le vaille.” (Madame Chrysanthème, 1887, chap. XI).
Et Vincent Van Gogh a peint, également en 1888, un tableau intitulé par lui « La Mousmé dans le fauteuil » qui ressemble à notre tableau dans l’esprit, la composition et le personnage !

Prix : 3.500 euros

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