Caroline Helena ARMINGTON (née WILKINSON) (Attribué à)
Brompton (Ontario), 1875 – New York, 1939
Portrait d’une jeune Algérienne
Huile sur carton
Signée, située et datée en bas à droite « Armington / Alger / 19.. »
37 x 31,5 cm (42,5 x 36,5 cm avec le cadre)
Belle baguette en bois avec une torsade dorée

 

Frank et Caroline Armington sont un couple d’artistes canadiens qui ont étudié à Toronto auprès de John Wycliffe Lowes Forster, portraitiste et oncle de Caroline Wilkinson. Franck part ensuite en 1899 à Paris et Caroline le rejoint en 1900. Ils s’y marient et après être retournés un temps au Canada, ils reviennent à Paris en 1905. Ils y continuent leur formation à l’académie Julian (avec William Brymner, James Wilson Morrice et Alex Jackson leurs compatriotes) et s’y installent pour mèner leur carrière artistique.
«Un camarade de classe enseigna à Frank Milton les techniques pour graver à l’eau-forte et, rapidement, les Armington atteignirent tous les deux un bon niveau. Pour Mme Armington, la gravure à l’eau-forte deviendrait plus importante que la peinture. »
« Madame Armington remporta une médaille d’argent au Salon de 1911 pour son tableau représentant une paysanne plongée dans ses pensées, intitulé Vieille Brugeoise. Son Portrait de ma mère (1912) révèle son attachement continu à la représentation précise et solide, ainsi que l’adoption d’une palette plus claire que celle qu’elle avait utilisée auparavant. Le travail de son mari en peinture prenait la même direction. »

Ils voyagent entre temps en France, en Italie et en Algérie.
Caroline a réalisé des portraits en Algérie ce beau portrait d’une Algérienne peint par Caroline Armington d’un style poche de notre tableau, très efficace , très synthétique, voir simplifié et qui porte la même signature que celle de notre tableau et qui s’est vendu 6000 euros le 25 avril 2006 chez Bukowskis à Stockholm.

« Le succès grandissant de Madame Armington se manifesta par l’inclusion de ses œuvres dans des expositions avec jury et amena un journaliste à lui demander, en 1913, s’il y avait une rivalité entre elle et son mari. « Jamais, répondit-elle. Nous avons accompli environ la même quantité de travail chaque année, et quand l’un d’entre nous remporte un honneur à une exposition, l’autre est aussi fier que s’il l’avait lui-même mérité. »
« Pendant les années 1920 et 1930, Mme Armington continua de peindre et de graver à l’eau-forte, et reçut des comptes rendus favorables en France, aux États-Unis et au Canada. En 1923, à l’occasion de sa première exposition de peinture en solo, aux Galeries Simonson à Paris, le critique d’art Eugène Hoffmann la félicita, dans le Journal des Arts, pour une exposition enrichissante et substantielle. »
(…) Les recherches et les publications de la fin du xxe siècle ont ravivé un intérêt pour les Armington, en particulier pour Caroline Helena, et les ont intégrés avec succès dans une construction continue de l’histoire de l’art canadienne, plus large et nuancée qu’auparavant. »
(Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16, Editions de l’Université Laval/University of Toronto, 2016, Article WILKINSON, Caroline Helena (Armington))

Prix : 1.100 euros

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