August PIEPENHAGEN
Mysliborz (Pologne), 1791 – Prague, 1868
Huile sur toile
53 x 42 cm (67 x 56,5 cm avec le cadre)
Signée en bas à droite « AP »
Beau cadre en bois sculpté et doré du XIXe

 

 

 

August Piepenhagen était un des plus grands peintres de paysage romantiques installé à Prague au XIXe siècle. Ses tableaux se caractérisent par une douceur et une poésie remarquables tout en restant réalistes.

August Bedřich Piepenhagen était un peintre autodidacte. Il ne séjourna que brièvement à Zurich avec le peintre paysagiste Johann Heinrich Wuest. En 1811, il s’installa Prague.
Dans sa résidence d’été à Jenerálka près de Prague, il a noué des contacts amicaux avec les peintres Josef Navrátil et Antonín Mánes, il a également accueilli l’écrivain autrichien Adalbert Stifter, lui aussi paysagiste, qui l’a salué comme un peintre d’exception et le considérait comme « le plus célèbre paysagiste que je connaisse ».
Deux de ses filles, Charlotte et Louisa, étaient également des peintres paysagistes dans le même style.

Une vision romantique de la nature.

Piepenhagen avait une vision romantique de la nature. Les thèmes de la nostalgie et de la mélancolie se croisent dans ses œuvres.
Il a inventé ses paysages comme des scènes de rêve qu’il composait avec les touffes de mousse qu’il cultivait aux fenêtres de sa résidence d’été et c’est dans la mousse qu’il imaginait ses paysages d’après les souvenirs de sa fille. « C’était donc un paysage idéal, un paysage imaginaire, une sorte d’échappatoire vers la rêverie.»(Naděžda Blažíčková-Horová, historienne de l’art et commissaire de l’exposition sur l’artiste en 2009 au couvent Saint-Georges de la Galerie Nationale de Prague).
Les sites représentés sont des paysages naturels pittoresques avec gorges, cascades et forêts. Souvent au crépuscule, en début de soirée ou en nocturne, ses paysages étaient parfois aussi peint avant la tempête avec des pèlerins solitaires.

Si August Piepenhagen créait dans son atelier, il a cependant beaucoup voyagé. «Il a beaucoup voyagé avec ses deux filles, surtout après la mort de sa femme en 1850. Au cours de ces voyages il a fait une multitude de croquis, rien que la Galerie nationale de Prague en possède quelque 250. Ce sont de menus fragments de divers cahiers d’esquisses dans lesquels il dessinait des motifs de la nature et avec lesquels il composait ensuite un paysage qui, en réalité, n’a jamais existé.» ( Naděžda Blažíčková-Horová).

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