Paris, 1826 – Paris, 1900
Portrait d’une Italienne
Huile sur toile
41 x 34 cm (55 x 48 cm avec le cadre)
Signée en bas à droite « Ch. Bellay »
Beau cadre en bois doré du XIXe siècle à décor de godrons et de perles
Notre tableau fait sans doute partie des portraits que Charles Bellay a réalisé dans les années 1850 e<dans la région de Rome et dont le le plus beau exemplaire connu est conservé au musée des Beaux Arts de Grenoble : « le portrait à la gouache d’une paysanne italienne ».
Le peintre a fait son «étude de la peinture dans l’atelier d’Édouard Picot, et il s’initie à la délicate technique de la gravure en taille-douce auprès de Louis Pierre Henriquel-Dupont, grand rénovateur de la gravure française au XIXe siècle » Et « c’est d’ailleurs dans cette spécialité que Bellay remporte le Prix de Rome en 1852 et intègre la Villa Médicis pour cinq années, de 1853 à 1857. »
« Charles Bellay ne déroge pas à la tradition, mais s’il présente régulièrement au Salon des pièces gravées comme le Portrait de M. Schnetz, directeur de l’École de Rome, il envoie aussi régulièrement des aquarelles d’après les chefs-d’œuvre de Raphaël, dans la section « Dessins » et quelques peintures.
Le tableau de Grenoble d’une « Paysanne italienne, réalisée à Rome, est probablement la « gouache vernie » que Bellay présente au Salon de 1861 dans la section « Peinture » sous le titre « Paysanne des environs de Rome ». Car si l’artiste quitte la Villa Médicis en 1857, il semble avoir prolongé son séjour dans la Ville éternelle car le catalogue du Salon de cette année-là nous informe qu’il réside à Rome et à Paris.
« Un recueil in-4 des Types italiens, édité par Goupil en 1869, comprend dix figures de femmes : Menicuccia, Laura, Louisa, Nunziatina, Stella, Antonia, Pascuccia, Nonna, Vittoria et Rubinella. Quatre têtes (Types des habitants de la campagne de Rome) figurent au même Salon de 1861 dans la section « gravure », amorce du recueil de dix planches, publié quelques années plus tard. »
Prix : 1.500 euros
