Charles-Marie BOUTON
Paris, 1781 – Paris, 1853

Aquarelle
15 x 21,5 cm
Signé en bas à gauche “Bouton”

 

Charles-Marie Bouton est sans doute passé par les ateliers de Jacques -Louis David et de Jean-Victor Bertin bien qu’il revendique avoir appris seul le métier de peintre.

Artiste appartenant à l’époque de la Restauration, Bouton s’inscrit dans le mouvement troubadour tendance dramatique voir « sublime », une idée venue d’Angleterre. L’attrait pour la redécouverte de l’histoire de France et de ses monuments se déploient alors dans une vision où se côtoient les vivants et les morts dans des décors architecturaux en ruine qui évoquent en même temps le passé et l’avenir.

Notre aquarelle est intéressante car elle illustre bien cet esprit et cette atmosphère. On y voit dans la crypte d’une église (ou une église basse) deux gisants en couple sur la droite. A gauche, de l’autre côté, une sculpture semble veiller sur eux. Pendant ce temps, les vivants – sous l’aspect de religieux qui officient (toujours et encore!) – continuent la vie. Mais ils sont relégués au fond, en arrière plan, dans l’ombre; alors que les personnages principaux sont au premier plan – les gisants et leur gardien -, eux qui ont vécus autrefois, mais qui sont aujourd’hui honorés et même situés en pleine lumière (divine?).

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