Eugène PETIT
Paris, 1839 – Paris, 1886

Huile sur toile
56 x 46 cm (76,5 x 67,5 cm avec le cadre)

Signée en bas à gauche « Eugène Petit »
Très beau cadre en bois sculpté et doré du XIXe

 

Elève d’Edouard Müller et de Jules Dieterle, Eugène Petit est un peintre de fleurs du Second Empire. Il expose au Salon dès 1863. Mais il fait surtout partie de la génération des peintres de fleurs de l’après guerre de 1870. L’esprit est alors au renouveau, à l’espoir, à la légèreté de fleurs sorties du jardin.

Notre tableau représente des fleurs variées fraîchement coupées du jardin et mises négligemment avec leurs feuilles dans un vase : pivoines blanches, pavots oranges, roses roses et chrysanthèmes bleues.

Eugène Petit « expose régulièrement des fleurs de printemps, des fleurs des champs, des bouquets de jardinier et en 1872 des lis qui pourraient être légitimes » (Les peintres de fleurs en France de Redouté à Redon, Elisabeth Hardouin-Fugier et Etienne Grafe, Editions de l’Amateur, 1992).

Peintre décorateur comme son maître Müller, Eugène Petit participe à la décoration de salons au palais de l’Elysée et du Salon des Fleurs au château de Fontainebleau.

Mais dans les années 1880 et 1890, la concurrence s’intensifie progressivement. Et les peintres nés sous le Second Empire doivent déployer des trésors d’ingéniosité pour briller plus que les autres. « Furcy de Lavault, Castex-Desgrange et naturellement, tous les peintres connus : Biva, Petit, Jeannin, Cauchois, Cesbron, Vollon ou Ziem, parviennent à de prodiges d’habileté en utilisant, comme des prestidigitateurs, brosses, chiffons, racloirs, tubes, couteaux à palette et, pourquoi pas, leurs doigts. » (idem)

Ainsi dans notre tableau, ce nouveau rendu de la matière est particulièrement réussi. Eugène Petit a donné à ses fleurs une nouvelle matérialité. Ceci, tout en gardant cet esprit de légèreté propre aux peintres de fleurs du Second Empire. Cela rappelle l’art d’Henri Fantin-Latour qui a peint ses plus belles fleurs dans les années 1880.

Prix : 5.000 euros

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