Jérôme PREUDHOMME (Attribué à)
Arras, v1735 – Paris, 1810

Huile sur toile
47 x 58 cm (67 x 78 cm avec le cadre)

Très beau cadre en bois sculpté et doré du XIXe siècle

 

La Marchande d’Amours est une fresque de la villa Arianna du 1er siècle de notre ère. Elle est découverte en 1759 lors des fouilles archéologiques de l’ancienne ville de Stabies au sud de Naples. La scène représente une marchande à la toilette qui allait dans les maisons offrir des vêtements, des bijoux, des étoffes. Cependant elle propose ici des petits amours enfermés dans une cage que des femmes viennent acheter.

Joseph-Marie Vien traite ce thème de la marchande d’amours en 1763 et il connait un grand succès au Salon de Paris. Le peintre ne s’attache plus aux dieux ou aux héros de la mythologie mais aux images gracieuses en vogue à l’époque. Vien lance ainsi la mode dite « à la grecque ».

On connaît un certain nombre d’artistes qui peignirent aussi sur le même thème. Par exemple, Jacques-Louis David, élève de Vien, Jacques Gamelin et Johann Heinrich Füssli en peinture. Et Bertel Thorvaldsen, Adamo Tadolini et Christian Gottfried Jüchtzeren en sculpture.

Jérôme Preudhomme.

Nous attribuons notre tableau à Jérôme Preudhomme. La gamme de couleurs très franches est caractéristique de ses peintures. Avec toujours les mêmes jaune, rose, bleu et vert. Ainsi que les petites têtes rondes de ses personnages et le goût pour les petits détails bien décrits à la nordique.

Originaire d’Arras, Jérôme Preudhomme arrive à Paris en 1761. Il est reçu en 1773 « maître-peintre par expérience » de l’Académie de Saint-Luc de Paris. Il y expose dès 1774. Nommé professeur à Paris, il est ensuite nommé en 1784 professeur de l’Ecole de dessin de Saint-Quentin. Cette école avait été fondée en 1782 par Maurice Quentin-Latour.

Prix : 3.500 euros

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